Description

Le cancer est une maladie caractérisée par la prolifération incontrôlée de cellules, liée à un échappement aux mécanismes de régulation qui assure le développement harmonieux de notre organisme.

En se multipliant de façon anarchique, les cellules cancéreuses donnent naissance à des tumeurs de plus en plus grosses qui se développent en envahissant puis détruisant les zones qui les entourent (organes). Les cellules cancéreuses peuvent également essaimer à distance d’un organe pour former une nouvelle tumeur, ou circuler sous forme libre. En détruisant son environnement, le cancer peut devenir un réel danger pour la survie de l’être vivant.

Causes

Le corps dispose d’une panoplie d’outils pour réparer les « erreurs » génétiques ou carrément détruire les cellules potentiellement cancéreuses. Or, il arrive que ces outils soient défectueux pour une raison ou une autre.

Plusieurs facteurs peuvent accélérer ou engendrer l’émergence d’un cancer. D’ailleurs, on croit que c’est le plus souvent un ensemble de facteurs de risque qui conduit à un cancer. L’âge est un facteur important. Mais on admet de nos jours qu’environ les deux tiers des cas de cancer sont imputables aux habitudes de vie, essentiellement au tabagisme et à l’alimentation.

L’exposition à des substances cancérigènes présentes dans l’environnement (pollution de l’air, substances toxiques manipulées au travail, pesticides, etc.) accroît aussi le risque de cancer. Enfin, les facteurs héréditaires seraient responsables de 5 % à 15 % des cas.

Symptômes

Le cancer se manifeste de manière très variable. Il évolue généralement sur de nombreuses années, souvent sans occasionner de symptômes. Les symptômes suivants peuvent être des signes de cancer. En leur présence, consultez un médecin.

• Une masse palpable, surtout si elle augmente de volume : un nodule dans un sein, sous la peau, à un ganglion, etc.
• Un grain de beauté ou une tache cutanée qui change d’aspect, de couleur ou de taille, ou qui saigne.
• Un saignement : du sang dans les crachats, les urines ou les selles. Pour les femmes, des pertes sanguines vaginales en cours de cycle ou après la ménopause.
• Des symptômes persistants : une toux et des enrouements inexpliqués depuis plus de 4 semaines, une difficulté à déglutir, des nausées et des vomissements, une plaie qui ne guérit pas en 3 semaines, de la diarrhée ou de la constipation depuis 6 semaines ou plus.
• Une rétractation ou un écoulement du mamelon.
• Des maux de tête récidivants et violents.
• Une fatigue extrême.
• Une perte de poids rapide et inexpliquée.

Traitement

Le traitement du cancer dépend d’une multitude de facteurs : type de cancer, taille et localisation, évolution de la maladie et de l’état de santé de la personne. Il s’échelonne habituellement sur plusieurs mois. Ensuite, un suivi régulier est offert, en raison de la possibilité de rechute.

Selon le degré d’évolution du cancer, 3 approches thérapeutiques sont possibles :
• Un traitement curatif, qui vise à guérir le cancer.
• Un traitement adjuvant, qui est donné en parallèle au traitement principal, afin d’augmenter les chances de guérison (par exemple, l’hormonothérapie administrée avant ou après la chirurgie pour un cancer de la prostate).
• Un traitement palliatif, qui vise à soulager les symptômes ou à prolonger la durée de vie, lorsque les chances de guérison sont très faibles.

Traiter un cancer représente tout un défi : tuer les cellules malades tout en préservant les cellules saines. La radiothérapie, par exemple, détruit aussi les cellules saines à proximité de la tumeur. Quant aux traitements de chimiothérapie, certains d’entre eux vont toucher tout l’organisme, et plus particulièrement les cellules à développement rapide, comme celles du cuir chevelu, du tube digestif et du sang. Dans ce cas, les effets indésirables peuvent être importants : une réduction des fonctions immunitaires, de l’anémie, des problèmes digestifs et une perte de cheveux. Des chercheurs sont à pied d’oeuvre afin de mettre au point des médicaments qui s’attaquent uniquement aux cellules cancéreuses.

Types de Traitements médicaux possibles

Chirurgie. Si possible, on extrait la tumeur par chirurgie et on complète le traitement par de la radiothérapie et de la chimiothérapie pour éliminer les cellules cancéreuses qui restent. Il s’agit du plus ancien traitement contre le cancer et sans doute du plus efficace lorsque la tumeur est encore circonscrite à une région du corps, c’est-à-dire qu’elle ne s’est pas infiltrée dans les tissus voisins.

Radiothérapie. Utilisant différentes sources de rayons ionisants, selon le type de tumeur, ce traitement est souvent requis après une chirurgie. Il vise à détruire des cellules cancéreuses qui pourraient subsister et à prévenir les récurrences locales. Les rayons tuent aussi les cellules normales. Les rayons ionisants sont émis soit par un appareil de radiothérapie, soit par des substances radioactives introduites dans le corps du patient à proximité de la tumeur (la curiethérapie). Au Canada et aux États-Unis, environ la moitié des patients atteints de cancer reçoit des traitements de radiothérapie.

Chimiothérapie. La chimiothérapie consiste à administrer, par injection ou sous forme de comprimés, des agents chimiques qui tuent les cellules malades. Il en existe plusieurs, qui possèdent différents mécanismes d’action et différents effets indésirables. Son usage dépend de la malignité de la tumeur, de son origine et de son stade d’évolution. Elle est souvent utilisée lorsque la tumeur réapparaît et lorsqu’il y a des métastases. La chimiothérapie est parfois indiquée avant une chirurgie pour réduire la taille de la tumeur et faciliter son ablation.

Hormonothérapie. L’hormonothérapie peut aider à contrôler et à guérir le cancer du sein ou de la prostate, qui sont parfois hormonodépendants (leur croissance peut être stimulée par des hormones, comme les oestrogènes ou la testostérone). Elle vise souvent à réduire le taux de certaines hormones dans le corps, ou à empêcher la tumeur d’utiliser ces hormones pour croître.

Immunothérapie. Parmi les principales substances chimiques actives dans le système immunitaire, il y a les cytokines – dont font partie les interférons et les interleukines. Chez les patients dont le système immunitaire est déjà fort et chez qui le cancer est encore à un stade peu avancé, on peut injecter des cytokines pour relancer la fonction immunitaire de l’organisme. Par ailleurs, de nouveaux traitements d’immunothérapie sont en cours d’élaboration. Ils consistent à produire un vaccin qui stimule l’activité du système immunitaire du patient contre sa tumeur.

Greffe de moelle osseuse. Ce traitement est utilisé seulement pour les cancers qui touchent les cellules immunitaires (par exemple, les lymphomes).

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