Description

L’hépatite est l’inflammation du foie. Elle peut être causée par des virus, des drogues, l’alcool et certains problèmes héréditaires et immunitaires.
Les Hépatites B, C, D et G sont transmises par le sang et les liquides organiques. Cette transmission peut survenir à l’accouchement, par l’allaitement, au début de la petite enfance, par le partage d’aiguilles ou par des contacts sexuels.
Les transfusions sanguines peuvent également causer ces types d’hépatites.

Les hépatites A et E sont transmises par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par les selles d’une personne infectée.

Hépatite A

L’hépatite A est très contagieuse et peut être transmise par les selles contaminées et par des personnes qui ne se sont pas correctement lavé les mains après être allé aux toilettes.
L’hépatite A est entièrement évitable au moyen d’un vaccin.

 

Hépatite B

L’hépatite B est un virus très infectieux pouvant causer une infection aiguë ou chronique, laquelle peut entraîner des dommages au foie ou un cancer du foie. Elle est transmise par le sang et les liquides organiques.
Les utilisateurs de drogues injectables qui se partagent des aiguilles et les personnes qui ont des partenaires sexuels multiples sont à risque.
Il existe un vaccin qui protège de l’hépatite B.

Hépatite C

Elle est transmise par le sang et les liquides. L’utilisation de drogues injectables, un tatouage ou un piercing par aiguilles infectées est un haut facteur de contamination.
Dans certains cas plus rares, l’hépatite C se transmet par les rapports sexuels non protégés.
La plupart des personnes ne présentent aucun symptôme après l’infection, mais de 20 % à 30 % peuvent éprouver des symptômes d’inflammation du foie (comme le jaunissement de la peau ou des yeux, une douleur abdominale, une urine foncée, de la fièvre ou une perte d’appétit).

Les personnes qui ont déjà utilisé des drogues injectables, même une seule fois, peuvent être porteuses de l’hépatite C puisque dans une grande majorité de cas il n’y a aucun symptôme.

Aussi, les personnes ayant reçu une transfusion sanguine avant 1992, puisqu’à cette époque, les dons de sang n’incluaient pas le test de dépistage des hépatites.
Il est donc important de se faire dépister si l’on est dans l’un de ces cas.

Hépatite D

L’hépatite D ne peut infecter que les personnes qui sont déjà infectées par le virus de l’hépatite B. Dans certains cas, elle rend l’hépatite B plus agressive.
Les symptômes de l’hépatite D ressemblent à ceux de l’hépatite B. Elle est transmise par le sang et les liquides organiques.
Il n’existe aucun vaccin pour l’hépatite D, mais le fait d’être vacciné contre l’hépatite B peut vous protéger contre l’hépatite D également (parce qu’elle ne peut infecter que les personnes qui ont déjà l’hépatite B).

Hépatite E

L’hépatite E est transmise de la même façon que l’hépatite A. On la retrouve en majorité dans les pays en voie de développement. Les symptômes liés aux dommages au foie surviennent généralement dans les deux semaines ou les deux mois suivant l’exposition.
Il n’existe actuellement pas de vaccin pour s’en protéger. Cependant, si l’infection due au virus de l’hépatite E est aiguë, elle guérit généralement spontanément sans laisser de séquelles (sauf chez la femme enceinte qui peut avoir une hépatite fulminante, détruisant alors massivement les cellules du foie).

Hépatite G

Elle est transmise par le sang et les liquides organiques. On la retrouve souvent chez les personnes infectées qui sont infectées par le virus de l’hépatite B ou C ou par le VIH, les patients transfusés et les utilisateurs de drogues injectables.
C’est un virus qui a été découvert récemment. A l’heure actuelle, il n’existe pas de vaccin pour s’en protéger ou de traitement.

Symptômes

Certaines personnes infectées par une hépatite présentent en général des symptômes d’inflammation du foie ; jaunissement de la peau ou des yeux, douleur abdominale, urine foncée, fièvre ou perte d’appétit.
Par contre une autre catégorie de personne ne présentera aucun symptôme.
Les personnes atteintes d’hépatite aiguë deviennent très fatiguées et peuvent contracter une jaunisse, où le blanc des yeux ou la voûte du palais devient visiblement jaune.

Hépatite B aigüe
L’hépatite B aiguë peut également causer de la fièvre, une perte d’appétit, une perte du goût de fumer et une douleur dans le coin inférieur droit de la poitrine ou dans le coin supérieur droit de l’abdomen. Les personnes ont souvent un sentiment de ballonnement dans l’abdomen et les habitudes intestinales peuvent changer. L’urine peut sembler foncée ou de couleur brune et les selles de la couleur de l’argile.
Dans la majorité des cas, toutefois, l’hépatite B aiguë disparaîtra d’elle-même après plusieurs semaines ou quelques mois. Le repos constitue le meilleur traitement.

Hépatite B Chronique
Dans environ 10 % des cas aigus, l’hépatite B ne disparaîtra pas complètement, mais se transformera en infection chronique.
Cette infection chronique entraîne souvent des problèmes lorsque la personne atteint la trentaine ou la quarantaine.
Toutefois, certaines personnes finissent par guérir complètement, tandis que d’autres toléreront bien l’infection toute leur vie. D’autres personnes atteintes d’une infection permanente finissent par développer une maladie du foie chronique, même après avoir vécu des décennies sans symptômes.
Chez certaines personnes atteintes d’hépatite chronique depuis des années, une cicatrisation ou une cirrhose peut se développer dans le foie. Les symptômes de la cirrhose comprennent de la fatigue, une enflure des chevilles ou de l’abdomen, des hémorroïdes, des ecchymoses ou un saignement. Dans les cas de cirrhose grave, les veines à l’intérieur du système gastro-intestinal peuvent grossir et causer un saignement.
La cirrhose accroît les probabilités de cancer du foie. Le cancer est fréquent dans les régions où l’infection sévit.
Il importe de se rappeler que l’hépatite B chronique ne causera pas nécessairement de maladie importante chez un grand nombre de personnes. Toutefois, ce n’est qu’à la suite d’examens et d’analyses particulières que votre médecin sera en mesure de connaître l’état de votre foie et de votre infection par le virus de l’hépatite B.

Traitement et Prévention

Hépatite B aigüe
Vous devez prendre beaucoup de repos et faire l’objet d’une surveillance étroite au moyen d’analyses sanguines. Aucun traitement particulier n’est requis à ce moment.

Hépatite B Chronique
Si vous êtes atteint d’hépatite B chronique, votre médecin effectuera plusieurs analyses sanguines afin de déterminer l’état de votre infection.

S’il n’y a pas de forme active du virus dans le sang
Si aucun virus n’est décelé dans le sang, les médicaments antiviraux ne sont pas utiles parce qu’il n’y a aucun virus reproducteur à attaquer avec le médicament. Cette situation est fréquente chez les personnes atteintes d’hépatite B chronique qui souffrent d’une infection « chronique » minime qui peut persister pendant des années. Vous devriez faire l’objet d’une surveillance étroite et rester au courant des nouveaux progrès en recherche.

Si la personne est le porteur
Si les examens hépatiques montrent des taux d’enzymes normaux, il est probablement préférable d’observer et d’attendre, parce que les traitements pour l’hépatite B ne fonctionnent de façon optimale que lorsque les enzymes hépatiques sont élevés, puisque cela indique que le système immunitaire lutte contre l’infection.

Si le virus est actif et reproducteur, il est infectieux
Il s’agit en fait de la situation idéale pour un traitement, puisque l’organisme combat l’infection et les traitements antiviraux peuvent cibler le virus dans son état actif. Des analyses sanguines spécifiques sont habituellement effectuées pour déterminer si un traitement devrait être utilisé.

On dispose aujourd’hui de deux grands types de médicaments : l’interféron et les antiviraux tels les analogues nucléosidiques ou les analogues nucléotidiques.
Les analogues nucléosidiques/nucléotidiques agissent directement sur le virus de l’hépatite B pour empêcher sa reproduction dans le corps.
Ces traitements permettent de stabiliser l’état d’une grande partie des patients. La réplication du virus est bloquée ainsi que l’évolution de la maladie, empêchant ainsi d’éventuelles graves complications. Le traitement doit être pris au long cours.
Pour préserver la bonne santé de votre foie, sachez identifier les ennemis. Si certains sont connus de tous comme l’alcool, d’autres comme le tabac, la malbouffe ou le cannabis le sont moins. Il faut donc adopter une hygiène de vie saine pour un foie sain.